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Mohamed Said Affifi : Un homme qui fut hanté par les planches des théatres .

Classé dans : Non classé — V4651000000 Vendredi4651 30462011 : rd 09UTC2346 17 vFri, 23 Sep 2011 06:46:51 +000046Vendredi 2011 . @ 21 06UTC000000Fri, 23 Sep 2011 06:46:51 +0000UTC51 , 06UTC000000Fri, 23 Sep 2011 06:46:51 +0000UTC 09 Fri, 23 Sep 2011 06:46:51 +000020112011-09-23T06:46:51+00:00 469UTC , UTC9 pFri, 23 Sep 2011 06:46:51 +00004692011-09-23T06:46:51+00:0046pUTC .

Effectivement , ce défunt et grand homme  du théâtre  nous manque aujourd’hui en raison de son savoir faire dans ce domaine de la personnification théâtrale . Affifi  avait accumulé tellement de  connaissances dans l’art théâtrale  rarement disponibles chez tant d’autres , que lorsqu’on cite des noms de la taille de Tayeb Saddiki , par exemple . Au lendemain de l’indépendance , ce fut l’un des pionniers à coté de tant d’autres , à avoir profité , en l’absence d’infrastructures du secteur  du père des arts chez nous , de plus d’une formation à l’étranger . D’après ses proches contemporains et même de sa propre bouche ,  que Dieu ait pitié de son âme , il aurait profité d’une formation au japon , pour s’initier au théâtre des marionnettes : Le Bunraku je pense .  Et je me pose une question d’après un fait que j’ai vécu dans sa propre classe , en cette année de 1982 , si la mémoire ne m’a pas trompé . Un soir à cette classe qui n’existe plus aujourd’hui à ce conservatoire municipal de Casablanca , Avenue Lalla El Yakout  , et dont les travaux ne sont pas encore achevés , un homme frappa à la porte de sa classe . Il le reçoit et on allait être renseignés qu’il y a eu entre les deux hommes déjà une rencontre…Il s’agissait d’un marocain vivant en hollande et qui était un technicien en chorégraphie , cherchant à être engagé dans une troupe théâtrale bien professionnelle . Et dire qu’à l’époque , on donnait deux sous aux enseignants , et même les cours de la section théâtrale n’étaient qu’improvisés par les trois enseignants du conservatoire . L’étude pour avoir un diplôme exigeait de longues années , mais le programme de ces études ne comportait pas de cours théoriques et pédagogiques , à coté de tous ces indispensables facteurs qui complémentent la formation académique , d’un comédien , d’un metteur en scène ou d’un technicien . Il lui avait conseillé nous a-t-on dit de rentrer chez lui aux pays bas , sinon il allait le regretter toute sa vie . Ce n’est que quelques années après  , le 18 Janvier 1985 plus exactement , qu’on a trouvé cette astuce de réserver une partie du théâtre Mohamed 5 , pour créer ce qu’on appelle toujours l’institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle  ( l’ISADAC ) , mais puisque lui  même ne fut que  le fruit d’une  improvisation , sinon un mensonge pour ne jamais avoir une vraie production dans ce sens chez nous  , cet art souffrant n’a jamais pu arriver au stade dont souhaitaient des hommes , comme feu Affifi . Le combat continue toujours  , pour des jours meilleurs à notre art des planches .                                                                 Que Dieu ait pitié de l’âme  de Mohamed Saïd Affifi . Il fut d’abord mon professeur d’art dramatique au conservatoire municipal de Lalla El Yakout  de Casablanca . J’ai eu l’honneur de l’approcher encore plus quand il m’ a confié la régie de son  Caméra invisible   ou  » L’caméra L’makhfia  » comme il l’appelait lui…Je me suis occupé de presque tout le matériel et le personnel dont il avait besoin pour piéger ses victimes un peu partout à Casa . Ce fut fait avec la complicité d’El Haj Fennan , un catcheur de grande renommée et pendant des années . Je me rappelle bien aussi lorsqu’il y a eu des altercations entre ce catcheur qui a la gâchette rapide et le défunt Affifi à l’avenue du prince . C’est le genre de problèmes qui se produisaient parce que les rapports entre artistes , techniciens et comédiens  ne se faisaient pas dans la transparence et par le biais d’un professionnalisme devant  lequel  tout le monde doit s’incliner et respecter , pour servir honnêtement le public marocain  .  Mais que de souvenir…                                                                              Pour la mise en scène et la présentation d’une partie d’Othello , j’ai assisté à la préparation des costumes dont je possède encore des photos , mais puisque j’étais un nouveau venu , je n’ai fait que de la figuration .  Du coté humain , ce fut un homme déjà aux portes de la soixantaine , mais avec l’âme d’un enfant , d’un gamin même , en plus qui n’a que faire du mal  parce qu’il ne le connaissait pas . Et malgré qu’il ait été l’un de nos meilleurs comédiens , sur scène ou sur un plateau de tournage , de la même race qu’un Hasan Skali , que Dieu ait pitié de son âme aussi , on dirait que quelque chose manquait à l’homme pour être plus grand qu’il ne l’a été : Un manque de moyens matériels , un bagage de plus qui a fait défaut dans sa vie , étant l’un des artistes qui sont venus le lendemain de l’indépendance  . En tout cas le défunt Mohamed Said Affifi semblait chercher quelque chose qu’il n’a pas trouvé de son vivant  parmi nous , hanté par ses grands rêves . L’a-t-il eu là où il est , qui sait ?

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